Les choses se compliquent – Confiné, Jour 1

Elle me regarde

Cette vie française, pleine de rire, de bisous et d’apéros partagés en terrasse des cafés a pris en trois jours un putain de tournant qui en a surpris plus d’un. Je n’en fais pas partie, je regarde le Quotidien tous les soirs, c’était attendu et je ne m’y étais pas préparé. Comme tous, je vais vivre ces moments avec mes petits moyens, mes maigres connaissances et mon absence totale d’a-priori sur la vie dans le monde de demain.

Les Français ont été priés de rester chez eux.
A partir de ce jour (mardi 17 mars 2020, 12h00), ils sont tenus de rester chez eux. 

Je me plie donc avec souplesse, je dirais avec agilité, à ce diktat qui pour moi à la senteur d’un matin d’été. Je suis né pour travailler chez moi, au calme, tout seul, prêt à performer au maximum de mes capacités de travail. La distanciation sociale, je l’ai dans mon ADN, inscrit au fer rouge d’une Zoubida mal vécue.

L’abandon de mon intimité personnel, totalement normale et défini par essence dans l’Article VII de mon contrat de mariage, consenti au siècle dernier vient de prendre un nouveau tour. Je viens de me rendre compte que finalement ce confinement implique quelques ajustements. Je ne suis pas seul. Mes princesses sont là. L’Ainée, Bulle, ma Compagne de Vie et Noodle. Toute la journée. Tout le temps. Pendant que j’écris ceci. Là, tout de suite.

C’est je crois, à l’aune de ces faits que nous allons mettre à l’épreuve la république laxiste-fasciste que j’ai établi il y a de cela plus de vingt ans. Mes quartiers ne sont plus sur.
Cela va être très long.

Adesias,

Votre.

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