Un jour sans chien

J’ai eu une idée que je ne peux m’empêcher de partager. Une idée de scénario pour une série. Je pense à 10 épisodes, pour la première saison bien sur, que je souhaite proposer à Netflix.

Ça s’appelle « Un jour sans chien ». Si Netflix ne veut pas le produire, je suis certain que France TV sera super intéressée. Je renomme en « Plus belle ma vie de chien », un petit coup de polish sur l’histoire pour faire province (ça se passera à Bordeaux plutôt que dans le 9ème parisien) et l’affaire sera entendue. Dans tous les cas, l’acteur principal devra être Bill Carrey ou Jim Murray, je serai intraitable sur ce sujet.

Allez je vous fais le pitch, vous allez voir c’est un peu foufou.

Gabriel est à ce moment délicat qu’on appelle le printemps de l’automne de sa vie, quelques temps avant le solstice de son parcours existentiel (donc il a 50 piges). C’est un adulescent accompli comme on en trouve tant parmi les survivants de la Génération X. Pour lui « ça va » qu’il se dit chaque matin.

Il est marié, père de deux filles, la plus jeune des membres de la famille est une jeune chienne Morkie qui répond, occasionnellement, au doux nom de Poodle. Il vit dans le 9ème arrondissement de Paris, un des seuls quartiers de Paname inscrit au patrimoine de l’humanité tellement il est beau, et se déplace souvent sur un petit vélo qui se plie.

Mais il se pose des questions. Sur la réalité du monde qui l’entoure. Il remarque que certaines choses se répètent, des phrases échangées qui sonnent faux, une impression de déjà vu quotidienne. Et si tout ceci n’était qu’une pièce de théâtre dont il serait l’acteur principal involontaire ? Et si, la vie qu’il pensait mener était le fruit de l’imagination d’un autre et que finalement il ne maitrisait rien parce qu’en fait cf. la première partie de cette phrase.

Voici un exemple de scène qui vous donnera toute l’étendue de la puissance dramatique du sujet mais aussi un aperçu des dialogues enlevés et de haute volée qui ponctueront l’action haletante et tragicomique de « Un jour sans chien ».

Ext. Nuit. Une rue avec en toile de fond le Sacré Coeur.

Gabriel et Poodle. On ne sait pas trop qui promène qui. L’homme en tout cas est plongé dans ses pensées, alors que le chien renifle à tout va un sourire plaqué sur sa petite gueule, shooté au pipi de ses coreligionnaires.
Pour la 389ème fois, surgit, comme par magie, d’une porte que l’on ne voit jamais, un personnage étrange. Mi-homme mi-Playmobil, il arbore une coupe de cheveux mireillemathiesque (ou florenceforestinienne pour les plus jeunes), il est accompagné d’un grand caniche. Blanc comme l’était le Mont avant ne plus l’être.

L’homme Playmobil

Comme il est mignon, il est très jeune ?

Gabriel

Il a deux ans

L’homme Playmobil

Comme vous avez de la chance !

Gabriel

Tarentino, Audiard et moi. Je pense que je viens de faire un grand pas dans la famille des dialoguistes de renom avec cet échange.

Comme vous pouvez le voir, il y a un potentiel énorme avec cette histoire. Je vais de ce pas chercher dans les Pages Jaunes le numéro du producteur de série française parisienne qui se passe dans le 9ème arrondissement de Netflix ! Il ou elle va être bien étonné(e) !

Une nouvelle idée de titre me vient : Le Truman Chiot.

2 réflexions sur “Un jour sans chien”

  1. Moi je le connais le monsieur de Netflix, c’est un copain d’un copain. Tu veux que j’y d’mande si tu peux devenir aussi son copain ?

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